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Tome second.
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540 HISTOIRE

dans des paraboles dont le soleil occupe le foyer (a). Cetteidée , dont on doit faite honneur à Doerfeld , a été long-tems ensevelie dans son ouvrage écrit en allemand. Newtonsans doute ne l'a point connue, &C nous pouvons dire plus ,il n’en avoit pas besoin. II dût adopter d’abord la courbureparabolique , soupçonnée par Hévélius dans la route de quel-ques comètes ; il, dût regarder ce fait d’observation commeun fait général. Accoutumé à considérer l’infini , à ne points’effrayer de ses abîmes, Newton savoit suivre les grandeurs,les formes dans leurs diminutions ; & saisir encore ce qu’ellesdeviennent, Iorsqu’infiniment petites elles font prêtes à s’éva-nouir. La géométrie lui démontroit que les ellipses s’aplatissantlorsque les foyers s’éloignent du centre ; elles perdent presquetoute leur courbure, elles n’cn conservent qu’à leurs extré-mités , Le là cette courbure est tout à fait semblable à celle dela parabole. Une telle ellipse ne dissere réellement pas de deuxparaboles très - éloignées , opposées , se regardant par leursconcavités, Lc dont les branches prolongées peuvent être uniespar deux lignes droites ( voy.fig . 5/). Dès que Newton eut connupar la raison mathématique que les comètes, qui s'éloignentfans doute à des distances énormes , pour un tems très-long,ôc qui ne parodient que des motnens , pouvoient cependantmarcher dans des ellipses infiniment alongées, infiniment peucourbes, comme les observations le prouvent, fans cependantcesser d’être assujetties à la loi universelle d’une force centraleconstamment dirigée au soleil, il expliqua pourquoi Hévéliusavoit cru leur voir décrire une parabole ; c’est que réellementle soleil &c son cortege de planètes , placés à l’extrémité del’orbite de ces comètes, ne sauroient les voir que lorsqu’elles

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(a) Voyei son ouvrage imprimé en allemand, p. 14; & Weidler, p. J51.