HISTOIRE
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A't reste, cette explication même de la gravitation par unfluide actif Sc universel est bien vague. II faut admettre lerapprochement des différens phénomènes indiqués ici parNewton, mais on peut rejeter cette explication qu’il n’adonnée que par complaisance pour les esprits timides, Scdont fins doute il n’étoit pas content lui-même. II remarqueailleurs que l'impulflon agiroit en raison des surfaces ; Sc lll’attradion naistoit de particules fluides disséminées dans lescorps , elle seroit proportionnelle à leurs pores , au videdes corps, Sc non à leur solidité. Newton, en établissant laréciprocité de la gravitation, semble avoir exclu toute idéed’impulflon. S’il existe un fluide dont la pression fasse tendre lalune vers la terre, comment ce même fluide fait-il peser laterre íur la lune ? Comment fait-il peser en même tems laterre fur le íoleil, Lc le íoleil fur la terre ? II fau droit donc autantde fluides que de planètes Sc d’acstions différentes ; il faudroitque ces fluides fussent mêlés dans l’efpace lans le confondre,Sc agissent tous à la fois fans se nuire. Un principe ne peutêtre vrai que quand il est Ample, quand il embrasse tous leseffets ; mais quand il faut changer de principe à chaque effet,on reconnoît une ignorance déguisée, on voit queThotnmesupplée par l’imagination à la connoiflance de la nature (u).
§. X L I I.
Mais quand on rameneroit le phénomène obscur de Tat-traction au phénomène sensible de l'impulflon, on n’en íeroitpas plus avancé ; ce dernier phénomène n’est pas plus aisé à
(-r) II faut lire dans l’Encyclopédie les métaphysique & de géométrique dans cettearticles gravitation , gravité , attraílion , question a été traité par Monsieur d’A-newtonianisme , où tout ce qu'il y a de lemberc.