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Tome second.
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DE GASTRONOMIE MODERNE. 563

reçue, à quelque distance du prisme, sur un mur Lc dans unechambre obscure, le rayon ainíì coloré ; les couleurs se sépa-rèrent , & dans un ordre qu’une infinité d’épreuves firent trouverle même. II multiplia, varia les expériences , ce détail nouséloigneroit trop de notre objet ; mais enfin il s’astura que chaquerayon de lumière , quelque petit qu’il soit, est composé d’uneinfinité de rayons différemment colorés. On distingue dans leurinfinité sept couleurs, que l’on peut regarder comme primi-tives, ces couleurs lont le rouge, l’orangé, le jaune, le vert,le bleu, l’indigo, le violet ; ce font du moins les seules dontles nuances marquées nous deviennent sensibles. Lorsque cesrayons primitifs font unis, le rayon total n'imprime aux objetsqu’une couleur blanche ; c’est le caractère propre de la lumièredont le noir n’est que la privation. Les couleurs existent dansles filets qui compoíent le rayon sensible ; ces couleurs íe sé-parent dans le prisme par la réfraction que le rayon éprouvelorsqu’il y passe. Les rayons déliés qui le composent sont douéspar la nature, chacun d’une réfrangibilité différente & inalté-rable. Chaque espece de rayon change diversement sa route, ôcsembleroit en conséquence diversement attiré par un mêmecorps. Mais Newton , assuré par tant de phénomènes de laconstance du pouvoir attractif dans une quantité donnée dematière, ne tira point cette conclusion précipitée. L’attractiondu corps est démontrée par le détour du rayon entier, lesparties ne le détournent différemment que par quelque pro-priété particulière , telle par exemple que leurs vîteffes {a). Sices vîteffes font différentes pour chaque espece de rayons ,ceux qui traversent plus vîte le milieu, moins exposés à sonaction , se détourneront moins ; ceux qui îluront une vitesse

(j) Hartsoeckcr , EJsai de Diopcrique ; & son Eloge par M. de Eontenelle.

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