HISTOIRE
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moindre seront plus dérangés. Quoi qu’il en soit de cette con-jecture fur la cause qui opéré cet effet, il est bien prouvé parl’expérience que chaque espece de rayon a une résrangibilité Scune couleur propre qui sont invariables. Les couleurs font dansla lumière qui éclaire les objets , qui nous les fait voir, Se nondans les objets mêmes ; si un corps paroît revêtu d’une couleurparticulière, c'est que fa surface est disposée de maniéré à réflé-chir cette espece de rayons, Sc à absorber tous les autres. Onn’étoit jamais entré si avant dans la nature ; grands phénomènes,détails insensibles aux vues ordinaires, tout ce qui est vérité,étoit fait pour Newton. Cette vérité existe principalement dansles élémens des choses ; un même homme a surpris Sc les germesdes couleurs, 6c les premiers ressorts du mouvement.
§. x l i y.
Mais Newton a dû se demander, a dû chercher ce qisétoícla substance singuliers qui éclaire Sc qui colore , Sc commentétoit produit le phénomène de la lumière. Le philosophe adoptal’idée la plus naturelle, celle qui s'offre d’abord ; Sc il réponditce que répondroit l’homme le plus simple, interrogé fur cettequestion. La lumière nous est envoyée , elle naît dans les corpslumineux , elle est lancée, répandue, Sc elle tombe fur tousles objets qu’elle rencontre. Loríque la nuit va finrr , nousvoyons un trait de lumière au point de l’horizon où doitmonter le soleil, ce trait s’étend en arc le long de l’horizon,bientôt Tare s’aggrandit : le crépuscule est la lumière qui monteen précédant le soleil ; elle atteint les nuages, Sc s’y décom-pose pour produire les couleurs découvertes par Newton. Lesparticules d’eau qui forment ces nuages , font une infinité deprismes, où la nature répete en grand les expériences ingé-nieuses de Newton. L’aurore me développe le même mécanisme ;