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Tome second.
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DE ^ASTRONOMIE MODERNE. s6j

prenne entr’elles , celle de Newton semble la plus naturelle &cla plus conforme à l’expérience des sens. La lumière , ainsienvoyçe du soleil aux planètes, Le repouílée réciproquementdes unes fur les autres, semble devenir un lien universel. Lesgrands corps de l’univers existeroient solitaires fans cette cor-respondance ; c’est une espece de commerce Le d’échange quela nature établit entr’eux : les uns diipensent la chaleur &: lalumière , les autres ne donnent que ce qu’ils reçoivent ; maistous s’éclairent, s’avertissent de leur existence, êc s’aident pardes bienfaits mutuels.

On objecte que cette perte continuelle épuiferoit à la sinla matière du soleil ; ôe pourquoi ne s’épuiseroit-il pas ? Pour-quoi , dans les œuvres de la création, seroit-il seul destiné àdurer éternellement ? Les grandes malles doivent se détruirecomme les petites , il ne leur faut qu’un teins proportionné ,8c le teíms de toutes les destructions est renfermé dans la duréede la nature. Mais la perte prévue d’un astre si nécessaire n’arien d’effrayant ni de prochain. La lumière est une matière silégere , qu’une petite partie de la masse du soleil suffit pouréclairer toutes les planètes, tous les espaces qui lui font soumispendant des siécles. Qui fait d’ailleurs s’il n est pas des compen-sations aux pertes du soleil ? Newton a soupçonné que lescomètes s’approchoient fans cesse de cet astre, pour être unjour englouties , Lc pour fournir un aliment nouveau à ce feupuissant, qui étant le principe actif de la nature a éminemmentfa maniéré d'agi r , ne détruit que pour recomposer , àt neconsume que pour produire.

§. x l y.

Ces expériences ingénieuses conduisirent Newton à desapplications utiles. La lumière est notre moyen de voir; Képler