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Tome second.
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avoic senti la nécessité d’étudier sa marche , c’est Newton quil’a approfondie. Mais ce premier instrument de l’organe de lavue se combine dans des instrumens plus compliqués, tels queceux de l’optique, tels que les lunettes composées de verresqui livrent passage aux rayons, pour les plier, les multiplier,les réunir , 6c aggrandir les objets en les éclairant davantage.Souvenons - nous que l’aurore se peint dans le ciel, que lescouleurs naissent dans le prisme , parce que la lumière s’y plie6c s’y réfracte. L’objectif de nos lunettes, un verre lenticulairen’est qu'u n assemblage de petits prismes, rangés à coté lesuns des autres , 6c diminuant de grandeur depuis le centre duverre jusqu'à ses extrémités. Chacun de ces petits priímesproduit ses couleurs; elles se rangent en couronne autour desimages : 6c c’est la source de ces iris, qui depuis l’invencion deslunettes ont apporté tant d’obstacles à leur perfection. Lamême puissance , qui plie les rayons pour augmenter la gran-deur des objets, sépare les filets de ces rayons, 6c en altérantla blancheur de la lumière , elle y introduit la confusion. Cesfilets fe séparent , parce qu’ils font différemment rétractésdans le verre , le faisceau s’éparpille 6c laisse voir íes couleurs.Le défaut paroissoit donc attaché à la réfraction ; Newton ,avec tout son génie, n’y vit point de remede. On ne sembloitpouvoir éviter ce défaut qu’en évitant la réfraction ; 6c cegénie , qui avoit toujours des ressources , trouva le moyende s’en passer , en produisant cependant les mêmes essets,multiplication des rayons de lumière 6c agrandissement desobjets. 11 employa la réflexion des surfaces polies. La lumière,comme les corps élastiques , en tombant fur ces surfaces, feréfléchit fous un angle égal à celui de fa chute ; les rayons 6cleurs filets se réfléchissent dans le même ordre, les faisceauxse décomposent point, ils conservent la blancheur qui naît

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