DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 569
cîe leur union ; 6c les couleurs, qui ne naissent que de leurséparation, ne paroissent pas. II ne s’agit donc que de substi-tuer des miroirs aux verres des lunettes. Newton prit un tuyaudont il ferma une des extrémités, &í à cette extrémité ferméeil appliqua intérieurement un miroir fur lequel venoient fepeindre les objets , au moyen de l'autre extrémité ouverte.Ce miroir d’une forme concave , a la propriété de réunir àquelque distance 6>C dans un seul point, tous les rayons qu’ilreçoit ; une image y est formée, 6c un œil, placé à ce foyer,pourroit considérer 6c grossir cette image avec une loupe, sil’œil pouvoit être introduit dans l’intérieur du tuyau. II fautdonc la lui renvoyer dans un lieu plus commode ; Newtonétablit à ce foyer un miroir plan 6c incliné, qui reçoit cetteimage 6c la résiéchit vers un trou pratiqué dans les parois dutube ; les rayons íorcent par cette ouverture , 6c c’est là quela loupe ou l’oculaire est placé pour saisir ces rayons , grolsirl'objet, 6c en porter l'image à l’œil qui l’obíerve. Telle est laconstruction du télescope de Newton , où l'on ne rencontreplus d’iris 6c de couleurs , 6c qui a l’avantage de grosiìr autantque des lunettes beaucoup plus longues ; d’où résulte unegrande facilité pour l’ufage. II est aisé de sentir que dans leslunettes composées de verres, ou les filets colorés font séparéspar la réfraction , en grossissant beaucoup , on augmentebeauccoup l’intervalle de ces filets , on amplifie l’apparencedes couleurs; dans le télescope à miroirs , où il n’y a pointde séparation , point d’apparence de couleurs , on grossitpresque à volonté, 6c jusqu’au terme où l’assoiblissement dela lumière produiroit l’obscurité (a).
(a) Supra , p. ioî.
Tome IL
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