DE GASTRONOMIE MODERNE. 5 $i
§. I I.
La Hire & Maraldi examinerentles mouvemens de Jupiter;la Hire trouva que le lieu de l’aphélie dans les Tables Rudol-phines n’étoit pas assez avancé ( a ) ; Maraldi reconnut que lesTables de Bouillaud avoient beíoin d’une correction semblable.La longitude des aphélies est comptée du point de l'équinoxed u prîntems; & puisque l’équinoxe rétrograde, il faut bienque ccs aphélies paroiíTent avancer. Mais leur progression n»doit pas surpasser cette rétrogradation , & comme elle étoitplus grande , il s'enfuit qu’ils avoient un mouvement propre,par lequel ils s’avançoient lentement le long de l’écliptique.Les nœuds de l’orbite de Jupiter fur cet écliptique doivent ,en conséquence de la rétrogradation des équinoxes , paroîtres’avancer comme les aphélies. Maraldi compara la poíìtion desnœuds, déduite d’une observation chaldéenne faite trois siéclesavant notre ère, à la position moderne de ces mêmes nœuds;en 1934 ans ils dévoient avoir avancé de vingt-fept degrés ,ils n’avoient avancé réellement que de douze degrés & demi;ils avoient donc rétrogradé de quatorze degrés Sc demi par unmouvement qui leur étoit propre (b). Maraldi fe contenta dedonner ces résultats , & ne fe pressa pas d’en tirer des conclu-sions. La Hire foupçonnoit que ces nœuds pouvoient avoir unbalancement semblable à celui qui avoit été observé dans lesnœuds de la lune (c). Le mouvement progressif de l’aphélie
(<j) Elks annoncèrent un passage de Mer-cure sur le Soleil pour le 6 Mai 1*74. Ce
Î iaslage n'eu t point lieu, il arriva peut-êtrea nuit, Ibid. Tom. I, p. 119,
(b) Mém. Acad Scien. 1706 , p. ír.
(c) Ibid. p. 485.
Le meme la Hire compara cn lípi la
positiondes nœuds de Vénus, à leur positiondéterminée pat Horrox-en 1639. Ces noeudsn'avoient pas avancé de 4 1' , comme ilsl’auroient du fa rc, (elon les Tables Rodol-phines,ils avoient plutôt rétrogradé de 3 à 4/,(Mém. Acad. des Scien. Tom. X , p. 143).Comaie cette quantité n’étoit pas décisive ,