HISTOIRE
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n’étoit encore bien constaté que pour la lune. Albategnius avoirindiqué le mouvement de l’apogée du soleil, ou de l’aphéliede la terre ; Newton, qui ne trouva rien de certain à cet égarddans les déterminations astronomiques , qui douta si les massesdes planètes étoient assez fortes pour agir sensiblement les unesfur les autres, établit que les aphélies &. les nœuds des planètesétoient en repos (a). Les déterminations de Maraldi relativementà l’aphélie au nœud , montrant dans l’un un mouvementprogressif, ôc dans l'autre un mouvement rétrograde, commela théorie de Newton le demande, indiquoient Funiverfalitéde la gravitation.
Quant au moyen mouvement de la planète de Jupiter ,Maraldi remarqua que dans l’intervalle de quatre-vingt-troisannées complettes Jupiter & le Soleil , vus de la Terre, re-viennent au même point (b) du ciel. Mais pour examiner lajustesse de cette période, pour connoître exactement le moyenmouvement de la planète, il faut, comme nous lavons dit,comparer des observations éloignées, qui renferment dans leurintervalle un grand nombre de révolutions ; Maraldi avoit fespropres observations Lc celles de fes contemporains , qu’il
on les crut immobiles. Quant à Mercure,cn examinant certains passages de cetteplanète fur le Soleil, on ttouvoit un mou-vement direct des nœuds ; d’autres le don-noient un peu rétrograde ( Ibid . p. 411 ).D. Cassinien 1L-7 le détermina à les re-garder comme rétrogrades , mais non pasconstamment s il y fuppofoit une forte debalancement (lòid. p. 11 j ).'Ces mouvemensétoient si petits, les observations si rares ,qu’on avoit bien de la peine à établir quel-que chose de certain. Cependant on peutremarquer que toutes les déterminations ferapprochoient de la théorie , qui montreque le mouvement des nœuds doit être ré-trograde.
{a) Principes mathématiques , Liv. III ,Prop. 14.
Cependant Newton a prévenu les déter-minations astronomiques, & a calculé quelpourroir être le mouvement des aphélies deMars, de Venus & de Mercure , en consé-quence de faction de Jupiter & de Saturnefur ces trois planètes. Comme les masses deMars, de Vénus & de Mercure ne font pasconnues , il n'a pu calculer leur réactionfur Jupiter, pour faire avancer son aphélie.Les mouvemens observés par Maraldi prou-voient que ces masses , quoique petites ,avoient encore tta effet sensible.
(é) Mém. de l’Acad. des Scien. an. 171 o,
p.314.