DE L’ASTRON O MIE MODERNE. ;8z
pouvoit comparer aux observations de Tycho, déjà éloignéesde plus d’un siecle , à d’autres observations faites au com-mencement du sixième siecle, 6c enfin aux observations chal-déennes faites trois siécles avant notre ère. II trouva que lemoyen mouvement de Jupiter étoit alors plus rapide qu’il nele fut jadis (a).
§. III.
Maraldi examina ensuite la théorie de Mars ; il ne sicque quelques légeres corrections aux élémens établis par Képlerdans ses Tables Rodolphines. Ce grand homme avoit employétant d’essorts 6c consumé tant d’années pour cette planète ,qu’il étoit naturel que fa théorie fût plus exacte ( b ). Cetteplanète n’annonça point de dérangement sensible; il n’en estpas de même de Saturne, qui fut étudié 6c suivi avec le mêmesoin. Flamsteed remarqua en i68z, que la période, qui rameneles conjonctions de Jupiter 6c de Saturne au même point dnciel, est plus longue que Riccioli ne le suppose. Riccioli ne lafaisoit que de 795 ans ; Fiamsteed la trouve de 8 5 3 (c).Maraldi s’étoit apperçu en 1704 d’un ralentissement dans lemouvement de Saturne (d ), Norrox l’avoit même soupçonnéavant lui (e); Jacques Cassini entreprit en 1728 de comparerles observations anciennes 6c modernes, pour en déduire lesmoyens mouvemens 6c la théorie de cette planète. II résulte
(a) Mém. de l’Ac. des Scien. année 1718, ■p. 3x8. 1
Horrox avoit déja remarqué que le moyen 1mouvement de Jupiter étoit trop lent dansles Tables Rudolphines de Képler (Lettresa Crakrèe, 3 Juin 1637, p. 189) Mais fansdoute qu'il rcgardoitce changement commeune correction des Tables, plutôt que comme
une accélération réelle du mouvement de laplanète.
(b) Ibid. année 1706, p. 66.
(c) Tranlac. phil. 1ÍS3 , N°. 149,
(<é) Méra. Acad. Sc. 1704, p. 306.
(e) Lettre d’Horrox à Crabtrée, 14 Sep-tembre 1639 , p. 315.
Tranfact. philos, an. 168 j, N°. 149,