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Tome second.
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5 84 HISTOIRE

de ce travail que l'aphélice; de Saturne avance par un mouve-ment qui lui est propre, ccomme l’aphêlie de Jupiter; ce quiconfirme toujours la théorike de l’attradion. II en résulte encoreque le mouvement de Saitturne paroît se ralentir (a),commeMaraldi l’avoit déjà obsterrvé. Ce ralentissement de SaturneSc l’accélération de Jupit:e;r ofFroient un phénomène bien sin-gulier , un phénomène emttiérement nouveau dans la physiquecéleste. Qu’auroient dit He-'S anciens qui atribuoient aux astrestant de réglé 8c de sagesse , 8c sur-tout de constance ? Les par-tisans de Descartes suppcasoient que les tourbillons de ces pla-nètes se gênent mutuelle'tnent en glissant l’un sur l’autre ; lespartisans de Newton reíconnoistent avec raison l’efFet del’attraction universelle. Il éroit impossible que les deux plusgrosses masses de notre système après le soleil, que ces deuxplanètes dom les cercles font voisins , qui ne se séparent dansleurs révolutions que pour se rejoindre au bout de vingt ans,n’eussent pas une influence sensible l’une sur l’autre, soit pouraccélérer, soit pour rallentir leurs mouvemens. Cependant ilfaut avouer que quelques observations modernes se refusoientau ralentissement de Saturne. Jacques Caffini., par une timi-dité qui est prudence, n osa prononcer trop tôt fur ce phéno-mène nouvellement apperçu : il fit comme tout hommesage, qui manque de données suffisamment sûres, il établit un

(a) Mém. Acad. Scien. an. 1718, p. 6 7.

Le même Jacques Caílìni avoir extaminétoutes les méthodes employées par íbm peie& par tous les astronomes, pour tirouverdans l'orbite des planètes les points die leursaphélies & de leurs périhélies {Ibid. 171?,p. 14)). En 2 7z 8 il proposa une mLthodsplus «énérale , qui ue suppose poimt uneellipse, pourvu que quelle que soit la courbedécrite, le mouvement soit semblaible depaît & d’autxe de l’aphélie, avec des varia-

tions égales de vitesse. On suppose seule-ment qu'on connoisse 1c mouvement moyen.Alors, comme le mouvement vrai est leplus lent dans.['aphélie , le plus vîce dansle périhélie , il ne s’agit que de choisir dansun grand nombre d observations celles oiìle mouvement s’est écarté le plusdu maye amouvement, soit en excès, loir en défaut.Ces instansfit les lieux observés donnent lespoints du périhélie Si de l'aphélie. ( lbid.*7.18, p. 67,

mouvement