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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 585

instrumens n’ont pas une grandeur suffisante pour rendre très-sensibles les petits changemens de la hauteur méridienne dusoleil au te m s des solstices. M. Deliste se servit d’une simplelunette garnie d’un micromètre, dirigée Sc fixée à la hauteursolstitiale du soleil ; c’étoit un instrument dont on pouvoicaugmenter la grandeur Sc la puiíïance presque à volonté. Onn’avoit pas besoin de quart de cercles, puisque le micromètresuffisoit pour mesurer les petits changemens de la hauteur (a).Ces méthodes avoient pour objet de perfectionner la détermi-nation toujours difficile du tems des solstices. On n’avoit alorsque les observations des solstices Sc des équinoxes (í), & celle deshauteurs méridiennes du soleil (c) pour déterminer sa longitude,Sc ion mouvement nécessaire àlaconnoistancede tous les autres-Flamsteed trouva le moyen de se pafler de l’observationdirecte des solstices Sc des équinoxes , Sc il imagina uneméthode aulli ingénieuse quelle est utile. Le soleil au rems-du solstice, est à ía plus grande distance de l'équateur, 5c s'en

(a) Mém. Acad. des Scicn. année 1714,

k- r? S-

Le même Delisle inventa en 1719 la mé-ridienne filairc. La méridienne marquée parune lixne tracée fur le plancher, ne permetjamais que des observations incertaines.L’attouchement de Limage solaire est diffi-cile à décider, à cause de la pénombre quientoure cette image. M. Deiiste imaginadlétendre uu fil dans la direction de laméridienne. On rient a la main un papierfar lequel on reçoit Limage du soleil, lemoment où l’ombre du fil paroi t sur le pa-pier est celui du premier attou.bernent, lemoment oùeìlcdisparoîiest celui du second,Si le milieu de l’intervallc est ttès-ptécisé-mtnt le moment de midi , ou du passage dacentre du soleil au méridien {lbid. 1719,p. 54. )

(b) D. CaíTîni imagina une méthode pourtrouver la différence des méridiens. L équi-

noxe arrive au même instant par toute la-tente , sauf la différence des méridiens. Enobservant dans deux lieux diffère n s la hau-teur méridienne la plus proche de l'équi-noxe , on pourra conclure à quelle heureLéquinoxe y est arrivée, & la comparaisondéfi heures comptées dans les deux lieux ,donnera la difference des méridiens. Uneseconde d’erreur dans !a hauteur répond àune demi-heure de tems. En répétant cesdéterminations, on oourroit avoir un peuplus d’cxactiîude. Caífini combinoir les ob-ícivations de l’automne avec ccl'e du prin-terns, il rrouvoit le moyen de fe paffer dela réfraction, de la parallaxe ct de la hau-teur du pôle , il ne fe trompa qu: dc 2.0"fur la longitude de Caicnue {Mém. Acad -des Scier:. Totn. ' III, p. 95). Mais poufdonner cette exactitude , la méthode avoirbeioin dc toute 1 habileté de D. CaílìnL.

(<■') Sit^rà, T. I , p. S38,