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Tome second.
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DE GASTRONOMIE MODERNE. (Toi

des ascensions droites, & que la différence des hauteurs donneégalement celle des déclinaisons. Les astres, dans leur mouve-

ment diurne d’orient en occident, décrivent des parallèles àl’équateur ; la difficulté de les suivre de les retrouver, avecdes instrumens tels que les quarts de cercle & les sextans,

dont les mouvemens font horizontaux dc verticaux , fit ima-

giner de disposer une lunette, de maniéré quelle décrivît un

parallèle à l’équateur. Cette invention est; du P. Gruenberger;elle a servi en 1616 au P. Scheiner pour considérer & observer

commodément les taches du soleil (a): elle a été perfectionnée

en 1721 par Jacques Caffini (b). Une lunette est attachée

à un axe, autour duquel elle décrit des cercles (c) ; il ne s’agit

que de placer cet axe comme Taxe du monde, comme Taxede J’équateur, autour duquel íe meut notre globe , pour quela lunette imite, suive ce mouvement, ôc marche comme tousles astres que l’on veut observer : on n’a besoin que d’élever ,ou d’abailler la lunette pour chercher l'astre &í se conformer,à sa déclinaison ; l’astre une fois trouvé, la lunette le suivratoujours dans son cours diurne.

Lorsque deux astres ont à peu-près le même parallèle & lamême déclinaison, on peut donc fixer la lunette dans un pointde ce parallèle, Sc y attendre successivement les deux astres'.Si la lunette est garnie d’un des réticules que nous avonsdécrits, la différence des passages au fil vertical, donnera ladifférence d’ascension droite, Sc par les passages au fil obliqueon connoîtra la différence de déclinaison (d). Ce petit instru-ment portatif a beaucoup d'u sages ; on peut observer dans

(a) M. de la Lande , Astr. art. 1400. (c) Voye-^ la figure 3 8.

(b) Mém. Acad. Scien. 172.1, p. 18.

Torne II.

{d) Supra , p. 396.