6 oS HISTOIRE
troit que la zone sensiblement résractive de l’atmofphère nes’élevoit pas au-delà de 1000 toises , pouvoit auílì conduire àcette conclusion C’est ainsi que les expériences curieuses deNewton fur les couleurs , mal répétées par Mariotte , firentdouter quelque tems en France de la belle théorie du philoso-phe Anglois. L’expérience, qui doit hâter les progrès de nôsconnoiflànces, peut donc quelquefois les retarder.
Homberg s’étoit servi d’un tuyau de fer-blanc dont il avoitpompé l'air; au bout de ce tuyau étoit ajoutée une lunette ordi-naire , garnie à son foyer de fils en croix. On poîntoit à un objetexactement placé fur l’intersection des fils : s’il y a réfraction,en passant de l’air dans le vide, c’est en conséquence de cetteréfraction que l’objet répond à l’intersection des fils ; en lais-sant rentrer l’air dans le tuyau, en anéantissant la différencedes fluides qui produit la réfraction, l’objet devoit changer deplace, Sc ne plus répondre à l’intersection des fils ; c’est cepen-dant ce qui n’arriva pas ( a ).
L’expérience réussit en 1719 à M, Delifle ; il pensa quedans le premier essai le tuyau ne toit pas bien fermé , Sc quel’air rentroit à mesure qu’on le pompoit. Il y avoit un moyende s’assurer de la sortie de l’air, Sc du vide opéré par la pompe,c’étoit d’introduire un baromètre dans le tuyau purgé d’air,Lc de voir si le mercure étoit à son niveau, ou du moins àpeu-près. M. Delifle, après avoir fait & ainsi vérifié le videdu tuyau, trouva par une inclinaison de 45 degrés une réfrac-tion de 45 secondes.‘Cette réfraction est un peu plus petiteque la réfraction astronomique, qui a lieu dans l’atmosphèrepour une inclinaison, ou pour une hauteur de 45 degrés; oncroyoit qu’elles dévoient être égales , parce que Nevton a
(«} ' 4 ■ d''Sci.-n, 1700, p. nj.
démontré