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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 6 15

à différentes hauteurs ; il y en a telle qui donne une hauteurde 2.66 lieues, 6c en prenant un milieu entre 23 résultats,M. de Mairan montre que la région moyenne où paroissentles aurores boréales, est: élevée de 175 lieues au-dessus de lasurface de la terre (a). Le cercle des choies qui nous appar-tiennent fut donc étendu ; M. de Mairan ajouta 150 lieues àl’empire de notre petit globe.

11 résulte de ces recherches que notre atmosphère renfermetrois régions différentes , qui chacune ont leur destination. Lapremiere, la plus basse , est celle de l’air grossier, qui détourneles rayons de lumière 6c produit la réfraction ; elle s’éleve àpeine à 7000 toises. La seconde est celle de l’air, qui pese surle mercure 6c le soutient à 28 pouces ; c’est un air qui conserveencore assez de masse 6c de densité pour arrêter la lumière 6cnous la renvoyer par la réflexion. II allonge le jour en donnantnaissance aux crépuscules ; cette région tient le milieu , 6cmonte à quinze ou vingt lieues. Enfin la troisième, celle quis’étend juqu’à 175 lieues, est composée d’un air plus subtil,où la lumière se disperse librement. Cet air n'a aucune puis-lance sur elle ; il ne peut ni la réfracter ni la réfléchir. M. deMairan pense que les colonnes élevées de ce fluide, ne contri-buent point à íoutenir le mercure dans le baromètre , parceque c’est un air si subtil qu’il pénétré à travers le verre 6c semet en équilibre avec lui-même (b). Cette troisième zone est lethéâtre des aurores boréales, de ces feux produits en jets 6c en,couronnes, qui ne font pour nous qu’un phénomène curieux ,mais qui deviennent un secours de lumière pour les peuples dunord de la terre , Jiabitans de la nuit pendant uae partie deTannée.

(2) Traité de l’auioic boréale , p. 454.

(i) lbi<L p. 4r.