DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 617
moderne, qu’il la dérerminoic fur deux observations peu éloi-gnées & pour le tems &c pour les quantités : si chacune de cesobservations avoir été en erreur de 8 à comme cela étoitpossible, le résultat, la prétendue diminution de l’obliquité del’écliptiquc n’auroit été que la somme de ces erreurs. Mais uneidée des anciens, une idée qui avoir eu des partisans célébrésdans tous les siécles , lorsqu’elle se trouvoit favorisée , dumoins en apparence , par plusieurs observations modernes ,méritoic quelque examen ; on s’y refusa. M. de Fontenelledisoit : quoique la physique cèlefle soit son favorable aux varia-tions même les plus grandes des mouvemens célejies , & des anglesdes arcs ou des orbites , Cafironomie y e(i d’ailleurs fi contraire ,qu’on ne peut les recevoir fans de fortes preuves. Cette unifor-mité fi confiante devient un des plus difficiles problèmes de laphysique (a). C’est que dans une nature où tout est en mou-vement , cette uniformité est un préjugé & une chimère; c'estqu’il ne falloir point l’admettre. On ne doit croire à aucunevariation fans preuves suffisantes , mais on ne doit placer nullepart cette uniformité que chaque instant peut démentir.
§. XVII.
Le chevalier de Louville y trouvoit 1 explication du passagesingulier d’Hérodote fur la tradition des Egyptiens , qui pré-tendoient avoir vu l’écliptique perpendiculaire à l’équateur.L’obliquité n’est aujourd’hui que de 23 degrés bc demi; maispuiíqu’elle diminue , on peut supposer quelle a été la plusgrande possible , & par conséquent de 90 degrés ; il ne fautqu’u n tems suffisant à cette lente décroissance. La diminution
(a) Hist. Acad. des Scien. 1714 , p. 68.
Tome II.
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