DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 6r;
autres oiseaux, chassés par la même cause, s croient retirésdans leur asile de nuit. En général ils avoient de la peine àvoler Le voioient bas. A Zurich il tomba de la rosée. Danstoutes les villes où l’éclipse fut totale , on vit autour de lalune comme un anneau d’or , une couronne d’une lumièrepâle, égale en étendue à un doigt du disque solaire. A Mont-pellier on observa que cette couronne étoit environnée d’unaautre plus grande ; fa lumière, toujours de plus en plus foible,s’étendoit à huit degrés , 8c finiíloit par se confondre avecTobscurité du ciel (a).
Cette apparence singulière fut la confirmation du soupçon8c de la prédiction de D. Cassini. Quand il eut apperçu lalumière zodiacale, il la regarda comme l’atmosphère du soleil ;il annonça quelle devoir lui former une couronne dans seséclipses totales. L’anneau ici observé étoit donc l’atmosphèredu soleil ; si elle n’a plus la forme de fuseau , qui caractérisela lumière zodiacale, c’eíl que l’obscurité n’est pas assez pro-fonde ; un reste de lumière vague empêche de distinguer lapartie la plus ténue de cette atmospère, 8c ne permet de voirque la partie la plus dense , la partie qui est voisine des bordsdu soleil, Le qui lui sonne cette couronne. La lumière zodiacalene paroi t entiere Le distincte qu’au degré d’obseurité où lespetites étoiles se montrent ; 8e malgré l’espece de nuit des éclipsestotales , ces étoiles restent effacées : on n’apperçoit que cellesde la premiere grandeur, 8c les planètes.
§. XXI.
La seconde éclipse fut celle du 3 Mai 1715; elle ne futà Paris que d’onze doigts un quart , la feizieme partie du
(s) Mém. Acad des Scien. atince 170S , p. 145 Si 467.
T orne 11 .
Kkkk