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Tome second.
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histoire

soleil resta découverte. C’est assez pour produire le jour , maisle jour du soir & celui du moment où le soleil est en partiecouché; auslì apperçut-on Vénus & Mercure : les oiseauxcherchèrent leur retraite, Sc les chauves-souris parurent (a)'Mais à Londres , on eut le spectacle entier ; Londres avoitdes observateurs qui en étoient dignes , Fiamsteed Sc Halley;le chevalier de Louville passa la mer pour se joindre à eux :l’éclipse fut totale pendant 3' if (b) ; elle ossrit deux phéno-mènes remarquables.

Le premier fut le plus singulier Sc le plus inattendu. Lechevalier de Louville Sc Halley virent fur la surface entière-ment obscure de la lune des jets d une lumière instantanée Scpassagère, qui ressembloient à des fulminations , Sc encore àces traînées de poudre où on met le feu pour faire jouer lesmines (c). Ce spectacle imprévu eau foi t une sorte de frayeuraux spectateurs. Le chevalier de Louville attribua ces appa-rences à de véritables fulminations, à des orages accompa-gnés d’éclairs, qui ont eu lieu fur la lune pendant l’éclipse*Mais il semble bien peu vraisemblable que la lueur de ceséclairs fut apperçue de si loin; Sc comment y auroit-il desorages fur une terre où on n’apperçoit ni eaux, ni vapeurs,dont jamais aucun nuage interposé ne cache les détails ? LaHire expliquoit assez bien ces prétendus éclairs. La lune a descavités telles qu’on n’en connoît point fur la terre ; ces cavitésfeches peuvent faire fesse t du miroir concave Sc réfléchir lalumière du soleil toute vers un point : alors pour peu qu’elles

(a) Mcm. Acad. des Scien. année 1715 ,

p. 70 & S j.

(é) Elle fut de 4' 9" à Upfa' ; c’est à peuprès !a plus longue dorée qu elle puisse a voir,( Trans.phii . 171; , N°. 3 4;).

(f) Mém, Acad. Scien, 171 j , p, 89.

Transactions philosophiques, an. X71J,N». 343.

Ces éclairs ont été vus à NSsittcmberg parWeidler dans l’éclipse partiale de soleil du4 Août 1738. L'cclipse étoit de neuf doigts.,i Trans.phii . 17}J> N*. 4 H)*