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Tome second.
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HISTOIRE

6 6q.

là préceísion des équinoxes ; ou du moins il n’auroic varié querelativement à leur position, comme celui qui naît de la dimi-nution de l’obliquité de l’écliptique. Halley conclut avec raisonque le mouvement qu’il appercevoit appartient en propre à cesétoiles, Le est: différent dans chacune d’elles. Ce mouvementest un changement réel de lieu dans l’espace ; ces étoiles fonttransportées , font mues comme les planètes dans leurs orbites.Ces changemens font très-lents, ces orbes font très-petits,parce que la distance des étoiles est infiniment grande {a). Lesétoiles fixes ne le font donc pas ; si elles ont paru l’être à unelongue fuite de siécles , c’est que ce grand tems a été nécessairepour rendre sensibles des variations presque anéanties par l’éloi-gnement ! Ces étoiles ne luisent point pour le foible secoursde la lumière quelles nous donnent ; ces flambeaux n’ont pasété placés si loin, fans avoir des corps qu’ils éclairent. Seroient-ils revêtus d’une puissance attractive , fans avoir une sphèreoù elle agisse , des masses telles que nos planètes , qui lui soientsoumises ? La nature n’a point fait cette dépense de feux Scde force sans nécessité. Notre soleil, qui n’a d’avantage fur cesétoiles que la proximité, notre soleil leur égal, 11’est pas plusremarquable qu’elles ; il ne les essace que comme les Roisvivans ôc préfens effacent leurs prédécesseurs, qui font dansl’çloignement pour la postérité. Voilà donc une vérité nouvelle& importante, ajoutée par Halley, aux vérités de Nevton. Cevaste soleil, dont Newton a si bien démontré l’immobilité sen-sible à l’égard dqs planètes qui circulent autour de lui, ne Testréellement qu’à l’égard de ces planètes ; il peut, il doit, commeles étoiles , fe transporter dans l’efpace, accompagné de toutson cortège ; tout marche avec lui d’un mouvement commun

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(a) Transac. philos, 1718, N J . jjj.