DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 66 j
& semblable , &c l’ordre intérieur du système n’en est pointdérangé. Chaque planète a son orbe particulier à parcourir,sa révolution quelle doit accomplir , tandis que réassemblagetotal , tous les corps liés par l’attracjion solaire , suivent lesoleil qui les gouverne. Nous ne pouvons que difficilementappercevoir ce mouvement , qui nous est comme étranger ; lemouvement ne se manifeste que par le changement, rien nechange autour de nous. Mais nous en avons un exemple sen-sible dans la lune èc dans les satellites. Ces planètes secondairestournent autour d’u ne planète principale, qui les emporte dansl’orbe qu’elle décrit elle-même, fans que leur mouvement ensoit troublé. Ce qui arrive au cortège de Jupiter, peut arriverau cortège du Soleil; cet astre, chargé de tous les corps quipesent sur lui, marche lentement avec ce poids , fuit uneroute ou droite ou courbe, qui ne nops fera peut-être jamaissensible ; peut-être autour de quelque grand corps, dequelque masse plus puissante qui le maîtrise, & qui nousrestera toujours inconnue.
§. x V.
Cette découverte offre encore une conclusion intéressanteêc nécessaire. Puiíque Aldebaran, Sirius, Arcturus &c fans doutequçlques autres étoiles se meuvent , il est évident que toutesdoivent se mouvoir. Les fortunes font les mêmes, les loixprincipales de la nature font générales pour les êtres de mêmeelpece. Si les étoiles plus petites semblent réellement immo-biles , c’est que leurs variations font encore plus insensiblesque celles des grosses, étoiles ; c'est qu'u n plus grand éloigne-ment tient ces variations cachées , leur somme s’accroît pluslentement, Le il faudra plus de siécles amassés pour les mani-fester. Voila donc une preuve que les étoiles sont réellementTome II. P p p p