DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 6-ji
translation ; on ne doit tenir compte que de l’eíFet de cemouvement dans l’orbite annuelle. Nous savons que la vitessede la lumière n’est pas infinie ; la belle découverte que Roëmera faite par les observations des satellites de Jupiter, prouveque cette lumière emploie i 6 minutes à parcourir le dia-mètre de notre orbe. Cette vitesse , quoique très-rapide ,est comparable à la vitesse de la terre dans fa révolution an-nuelle ; la lumière se meut environ dix mille fois plus viteque la terre , Sc voici ce qui en résulte. La distance des étoilesà la terre Sc au soleil est si grande, que notre orbe, vu desétoiles, ne paroît que comme un point; il s ensuit que deuxrayons partis d’une même étoile, Sc dirigés aux deux extré-mités de cet orbe, ne font pas un angle sensible. Cet angleseroit une parallaxe, Sc toutes les observations nous ont apprisqu’clle est insensible. II tau t donc concevoir que tous les filets departicules, tous les rayons de lumière, qui partis d’une mêmeétoile , aboutissent dans l’espace de notre orbe , y tombent pardes directions parallèles; chaque point de cet espace immensevoit l’étoile au même lieu. Cela est rigoureusement vrai pourchaque point immobile. Mais la terre est dans un autre cas,c’est un point mobile, elle marche tandis que la lumière semeut ; il y a donc deux mouvemens, Sc si ces deux mouve-mens , si leurs vitesses peuvent être comparées, il doit enrésulter un effet composé, suivant le principe incontestable dela composition des mouvemens. Supposons que des grains degrêle tombent par des directions perpendiculaires Sc parallèlesd’un nuage élevé d’environ une demi-lieue, Sc que je puissem’avancer de cent toises dans le tems qu’un de ces grainsemploie à tomber ; il n’est pas difficile de sentir que l’impres-sion de ce grain sur moi, lorsque je vais ainsi au-devant de lui,est différente de celle quç j’aurois reçue d’un grain semblable,