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HISTOIRE
de mesurer les degrés d’un parallèle; celui de Paris fut en effetmesuré , Se d’un coté jusqu’à St. Malo, Le de l’autre jusqu’àStrasbourg. On tenta aussi d’employcr les degrés du grandcercle perpendiculaire à la méridienne. M. de Thury , filsde Jacques Cassini, Le troisième du nom , imagina de me-surer récartement de ce grand cercle avec le parallèle ;tous les cercles fictifs que nous imaginons fur le globe , leursécarts mutuels , comme leurs contours , dépendent de safigure.
On sent que si l'on presse sur un globe pour l’applatirpar les pôles , en enflant l’équateur , on aggrandit aussi ladimension de toutes les parties intermédiaires; mais pour quele globe soit alongé , il a fallu que 4a-matière se soit resserréecn s’élevant vers les pôles, Lc les dimensions des cercles ont dûêtre rétrécies.
Toutes ces especes de mesures, pourvu qu’ellcs donnassentdes différences sensibles , pouvoient éclaircir la question ; ellesconclurent toutes pour la terre alongée. Nous disons avec fran-chise les erreurs des François, ils ont assez de titres de gloire;mais nous devons faire observer leur impartialité, Sc leur estimedes travaux étrangers. Le résultat de leurs propres travauxfaifoit la terre oblongue. Il eût été naturel, après tant d’obfcr-vations , de le croire exact 6z vrai ; & si l’Académie doutoitencore, c’étoit la preuve de son admiration pour Newton , &Cde l’afcendant irrésistible du génie. L’honneur que la Francefaifoit à Newton , de préférer son témoignage à des faits ,qui fembloient des vérités d’observation , n’empêchoit pointqu’on ne revînt fur les principes qui avoient conduit Newtondans cette détermination hardie , & qu’on n’intcrrogcat dénouveau cette théorie qui osoit contredire les faits. Sansdoute la France étoit sage , en même tems quelle étoit