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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 7juste; Ncvton avoir pour lui un grand fait de la nature , l’ac-courciílemcnt du pendule observé dans la zone torride. Laforce centrifuge qui produit cet accourcislement, a dû éleverles eaux 6c même les terres dans ces régions du monde ; touteforce agissante a des effets nécessaires (a).

Les Géomètres François commençoicnt à adopter les idées deNcsc ton; ils fefaisissoient de fes principes 6 c de ses méthodes; 6 cayant le courage de le suivre dans la carrière qu’il s'étoit ouverte,ils sc montroient dignes de lui succéder dans l’cxplication desphénomènes de la nature. Le Chevalier de Louville nous paroîtêtre le premier Astronome François, qui, conformément auxidées de Ncurton , ait considéré le mouvement elliptique descorps célestes, comme produit par deux forces, l’unc de pro •jection, l’autre centrale, qu’il assimile à la pesanteur (b). Nousavons dû remarquer ces premiers pas de New ton dans l’Astro-nomic françoisc. M. de Maupertuis nous paroît être égale-ment le premier de nos Géomètres, qui ait employé le principede l’attraction (c). Mais il ne la considéra d’abord que parrapport à fes effets calculables ; il l’admet comme Géomètre ,6 c non comme Physicien. II remarque d’abord que de toutes lesloix d’attraclion, qui auroient pu être imposées à la matière ,la raison inverse du carré des distances est la leule qui ait lieuen même tems à une certaine distance pour les sphères 6 c pourleurs parties ; 6 c cela lui donne lieu de faire une réflexion sin-gulière. « En supposant , dit-il , que Dieu eût voulu établir« dans la nature quelques loix d’atrracbion , toutes ces loix53 ne dévoient pas lui paroître égales. Les seuls corps autour>3 dcsqucls l’attraclion , quelle qu’elle fût , pouvoit se faire

(<0 Supra, Tome II, pages jn & (i) Mém. Ac. des Sciences, 1710 , p. jj.

é 4 0, (c) Jbid. 1731 , p. 543.