8 HISTOIRE
„ également de tous côtés, étoient les corps sphériques ; &,, le seul point de ces corps auquel on doit rapporter les„ distances , est le centre. Si donc on suppose que Dieu ait„ voulu que quelque corps conservât la même propriété , qui„ devoit être répandue dans la matière , d’attircr de tous„ côtés également les corps , suivant la même proportion ;„ il fa 1 loi t que Tattradion des parties de la matière suivît„ une loi telle que les corps sphériques, qui en scroient formés,,, la suivissent encore. Cette uniformité pouvoit être une„ raison de préférence pour la loi ou elle se trouvoit, 6c alors» tous les systèmes possibles d’attradion n’étoicnt plus égaux.„ La raison métaphysique de préférence une fois posée , la„ nécessité mathématique cxcluûit d'abord une infinité de,» systèmes dans lesquels l’accord de la même loi dans lesm parties ôc dans le tout ne pouvoit avoir lieu [à] ». Nousavons cité ce passage comme un reste assez marqué de la phi-losophie du dernier siecle , où l’on s’occupoit tant des causesfinales. II est bien question de la raison métaphysique de pré-férence ; est-cc à nous de déterminer Tordre des idées de TEtresuprême? Dans la nature, nous ne connoissbns que les faits,qui font des ades de fa volonté. M. de Maupertuis se montraplus dignement, en résolvant la question de la figure de laterre : M. Bouguer tenta de son côté le même cflorr. Tousdeux s’étant saisis des principes physiques , qui appartiennentà cette recherche , 6c de la sublime géométrie que Newtonavoit enseignée , chercheront ses résultats pour les confirmerou pour les contredire. Nous avons dit que Huyghcns avoitdéterminé la figure de la terre êc son applatistcment , ensupposant que la pesanteur primitive avoit été dirigée ait
(<r) Mém, Acad. <ics Scien. 173a., p. 347.
centre