Band 
Tome troisième.
Seite
12
JPEG-Download
 

rr HISTOIRE

Lc désir de connoître le dévoroit, sa louable curiosité le rcn-doit infatigable. M. de Maurepas , alors Ministre , Lc à qui letcms réservoir une destinée encore plus brillante Lc plus heu-reuse, montra au feu Roi l’utilité de cette entreprise. M. Godin,M. de la Condaminc Lc M. de Fouchy furent chargés de l’cxé-cuter. La santé foible de ce dernier ne lui permit pourtant pasde s’y dévouer. II faut, pour affronter le changement des cli-mats Lc les courses pénibles , que la force du corps répondeau courage de l’efprit. On lui substitua M. Bouguer, Hydro-graphe du Roi au Havre , qui jouisfoit déjà d’une assez granderéputation. II reçut prefqu’en même tems trois distinctionsflatteuses. Il fut adopté par l’Académie , placé bientôt au rangde pensionnaire, où on n’arrive ordinairement que par l’ancicn-neté ; enfin il fut chargé de cette commission aussi difficilequ’honorable, Lc dont les travaux exigcoient l’cfprit des dé-tails , le génie des expériences que M. Bouguer possédoit dansun degré supérieur. L’Académie désigna, dans TArnériqueméridionale , les riches contrées du Pérou , où l'on devoitaller chercher une connoissance plus précieuse que l’or qu’ellesont répandu dans l’Europe ; Lc les trois Académiciens partirentau mois de Mai 1715.

On sent bien que pour completter cette entreprise Lc cetravail, il auroit fallu fe transporter au pôle Lc faire des obser-vations correspondantes à celles de l’équateur. Les unes Lc lesautres auroicnt montré les limites de l’inégalité des degrés.Mais le pôle de la terre fe cache Lc fe refuse à nos mesures ;il repousse par des glaces la curiosité des hommes, M. de

où les mêmes idées germent dans plu-sieurs têtes. Celle-ci en particulier est trèsnaturelle. On pourroit dire que JacquesCassfni les avoir précédés tous deux. If

sentit, dès 1713 , la nécessité de mesuresles degrés à l’équateur & au pôle. ( His-toire de l'Astronomie moderne , Tome ILk- H» )-