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Tome troisième.
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HISTOIRE

article; M. Bouguer avoir envoyé cn France un mémoire oùil montre que la mesure de deux degrés de f équateur est; aflu-jettie à une erreur d’un deux cent quarantième , & où ilétablit par conséquent que cette mesure est inutile (a). M. dela Condamine soutenoit au contraire qu’cn mesurant troisdegrés de longitude, comme on pouvoir le faire au Pérou, Sccn se servant de la méthode des feux (b ), il étoit possible dene commettre qu’une erreur d’un quatorze centième; erreur à.peu près égale à celle quon peut craindre dans la mesure desarcs du méridien. II est certain que cette dernière mesureparoîtra toujours préférable ; la mesure des degrés de l'équa-tcur n’eût pas valu la peine du voyage. Mais les Académiciensétoient fur le lieu même , ils avoient l’occasion de mesurerquelques degrés du cercle, fans doute le plus régulier du globe;ils p ou voie n t ajouter cette mesure à celle du méridien , Scjoindre , pour déterminer la ligure de la terre , ce nouveaurésultat à ceux que l'on tire de la comparaison des distérensdegrés du méridien. Quoi qu’il en soit de cette question , ellefut décidée par les ordres du Roi. On n’avoit encore rien faitpour la mesure de l’équateur (c); il n’y eut point de teinsperdu , Sc çclle du méridien fut suivie avec constance.

(a) Mcm. de l'Acad. des Sciences, 1736,p. 438.

(é) Pour connoître la différence des temscomptés au même instant dans deux diífc-rens lieux , il faut un signal qui soit égale-ment apperçu dans tous les deux, Sc quiavertilfe les observateurs de marquer cetinstant à leur pendule. Si ce signal est donnépar un phénomène du ciel, il y a toujoursde légères causes d’incertitude & d erreur,qui peuvent être négligées , lorfqu’il s’agitde déterminer une assez grande distance ;mais la méthode ne peut plus être employéelorsque la distance est petite, ferreur seroip

dans une trop grande proportion avec elle.Un feu allumé subitement sur une mon-tagne, visible à la fois dans les deux lieux ,n’a pas les mêmes inconvéniens. C'cst unsignal instantané ; f instant de son appa-rition peut être exactement marqué dansIçs deux observatoires, Sc il n'y a plus desource d’erreur; que celle qu’on peut avoircommise en réglant la pendule. Cette erreurest toujours très - petite j Sc d’ailleurs elleest commune à toutes les méthodes où l’onemploie le tems Sc les horloges.

(c) La Condamine, Voyage à l'équat,Intiod. pag. 41 Sc 44.