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Tome troisième.
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18 HISTOIRE

seconde pour accomplir fa. vibration. Ainsi, d’une part, quandon est à cette élévation, la pesanteur est diminuée, parcequ’on s’est éloigné du centre où elle semble résider dans touteson énergie ; de l’autre côté , cette même pesanteur est aug-mentée , parce qu’on est au milieu d’une quantité de matière,qui ajoute à la masse du globe , pour la rendre plus puissante,plus attractive; il semble qu’on soit passé sur un globe plusgrand 5c d’un plus long rayon. Ces deux effets font opposés ,ils peuvent se balancer, sc détruire ; il est possible que l’cxcèsobservable soit également de l’un ou de l'autre coté. Le volumede ces groupes de montagne peut être plus ou moins grand ,composé de matières plus pesantes ou plus legères: la quantitémeme de ces matières peut être moindre que le volume neJ’annonce ; car les volcans, qui ont travaillé les montagnes,en ont brûlé ôi souvent vidé l’intérieur , il ne reste quelque-fois que les murailles de ces fourneaux dévorans. II dépendoitdonc du hasard , c’est-à-dire , du concours dc ces différentescirconstances, que la pesanteur fur le sommet dc Pichinchafut plus petite ou plus grande qu’au bord de la mer. Les cir-constances ont bien servi M. Bouguer , pour mettre sous sesyeux, en peu de rems, 5c dans peu d’cspace , les variationsde la pesanteur , dont la loi a été si long - tems inconnue (a).Mais si la puissance attractive des Cordilières avoir été plusconsidérable , il auroit pu arriver que la pesanteur s’y trouvâtla même qu’au bord de la mer; M. Bouguer cependant auroitvu par le calcul, qu’en conséquence des loix découvertes parNewton , Je pendule devoit y être accourci d’environ unedemi-ligne. Une demi-ligne ne peut manquer d’être sensible,les observations ne permettent point cette erreur ; l’expérience

(<z) Bouguer, Fig. cie la terre, p. z z S.

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