DE L’ASTRONOMIE MODERNE. z r'petite pour être décisive ; on peut craindre qu’clle ne soitduc aux erreurs inévitables dans les observations. CependantM. Bouguer ne le croit pas, Sc PAstronôme de bonne foi estle meilleur critique Sc le meilleur juge de ses observations ;il résulte au moins d’un effet st soiblc , que cette montagne aété , comme les autres, minée par les volcans.
D’autrcs esters se sont joints à Pobservation précieuse deM. Bouguer, pour confirmer Pattraction des montagnes. M. dela Caille , dans le travail de la prolongation de la méridiennede PObservatoire Sc de la carte de France , a pris le partid’abandonner, pour la détermination du degré, les observa-tions célestes faites à l’cxtrémité de cette méridienne , versPerpignan, Sc trop près des Pyrénées (a). Nous citerons bientôtplusieurs exemples semblables ; nous nous hâtons de rapporterune expérience plus décisive. M. Maskelinc , Astronome royald’Angletcrre , remarqua que celle qui avoir été faite au Pérou,laiffoit encore quelque doute, Sc à M. Bouguer lui-même ,puisque cet Astronome défi roi t que l'on trouvât en France Scen Angleterre quelque montagne assez grosse pour avoir uneattraction sensible , sur-tout en doublant son action (b). D’ail-lcurs M. Bouguer n’avoir employé qu’un quart de cercle dedeux pieds Sc demi : il avoir été fortement incommodé duvent dans une de ses deux stations ; Sc dans ces recherchesdélicates, il est essentiel que l’instrument soit bon , Sc quePobservatcur soit à son aise. M. Maskelinc avoir un secteur dei o pieds de rayon ; il résolut de s’en servir pour décider unequestion importante , Sc pour remplir le vœu de M. Bouguer.II trouva hcurcuíemcnt dans la province du comté de Perth,au centre de i’Ecosse, une montagne assez haute, bien détachée
(û) Mem. Acad. des Scien. 17JS, p. 143
(í) Bouguer, Fig. de la terre, p. 3 8-,