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de toutes les autres , 6c fort large par fa base; il fe proposa dedéterminer par des observations célestes des mêmes astres ,faites au nord 6c au midi de la montagne , la différence delatitude, ou la distance des deux parallèles entre lesquels lamontagne étoit comprise. En déterminant ensuite cette dis-tance par des opérations géodésiques, si ces deux mesuresprises fur la terre 6c dans le ciel, fe trouvoient différentes, sila mesure géodésique étoit plus petite, c’étoit une preuve quedans les deux stations la montagne avoit attiré le fil à plomb,déplacé chaque fois le zénith en sens contraire , 5 c aggrandi ladistance céleste. C’est précisément ce qui arriva. M. Maskelinea mis dans cette recherche tout le foin 6c toute la sagacitéqu’on pouvoir attendre d’un Astronome tel que lui ; il n’aépargné ni le travail, ni la peine ; il a observé 43 étoiles , 6cfait en tout 337 observations ( a) ; il a trouvé la distancedes parallèles de z 4", Lc cette quantité prise par un milieu ,ne différé des extrêmes que d’à-peu-près 2/ (/§). Les mesuresgéodésiques lui ont donné cette même distance de 43 6 5 pieds,qui répondent, suivant la latitude du lieu, à 42", 94 : ladistance céleste avoit donc été aggrandie ; les zéniths avoientété déplacés dc 1 1 \ 6 . Mais comme cet effet appartient à undouble déplacement , comme il résulte des deux attractionségales de la montagne au nord 6c au midi, il s’ensuit quechaque attraction a déplacé le zénith, a attiré le fil de z", 8 (c).Cette quantité est encore plus petite que celle qu’avoit obtenueJM. Bouguer , mais deux raisons la rendent plus concluante ;i°. parce qu’une seconde expérience l’est toujours davantageque la première , quand elle donne un résultat semblable ;
(£) Maskeline, attrac. des monta. p. j t.(c) lbid. p. 34.
(a) Voy. fou Ouvrage fur l’attractiondes montagnes, p. z*.