DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 33i°, parce que l’instrument étoit meilleur Sc les commoditésplus grandes. On ne peut donc plus douter que les montagnesne soient, comme notre globe, capables d'attraction ; il n’y aplus de raison pour refuser cette propriété aux plus petitesportions de la matière. Car si la lune retenue dans Ion orbitepar la puissance de la terre, si tous les corps, en se précipitantvers la surface de notre globe, ont manifesté la force attractivedes grands corps , pourquoi la plus haute montagne , tou-jours petite Sc chétive en comparaison de la terre, auroit-cllela même propriété , si cette force attractive n’étoit pas uneloi générale, Sc si le moindre grain de fable en étoit privé? Onpeut s’étonner que , malgré ces preuves multipliées , Nevtonait encore des adversaires ; c'est que ces preuves ne font pasencore assez connues, c’est que tout le monde n’a pas la balancepour les peser. On ne comprend pas l’attraction; mais l’hommequi en doute, co m p rend-il comment il existe? Nous vivons ,Sc l’attraction agit par la volonté de l’Êtrc suprême ; ce sontdeux faits de la nature , dont les causes Sc le méchanisme nousfont également inconnus.
Revenons aux résultats des mesures prises au nord Sc àl’équa-tcur. Le degré mesuré en Laponie avoic été trouvé de 57438toiles; ce degré , comparé au degré déterminé cn France parPicard de 57060 toises, donneroit, pour le rapport des axesde la terre, celui de 1 1 1 à 1 z 1 ; c’est-à-dire, que la terre seroitapplatie au pôle de la 111 e partie du diamètre de l’équateur.Cet applatissement différé beaucoup de celui qui avoir été an-noncé par Nevton; la théorie ne lui avoir donné qu’un 2 3 o e .On espéroit de la mesure faite au Pérou, un résultat plus con-forme à la théorie Sc plus exact , parce qu’il seroit conclu demesures plus éloignées Sc plus différentes. Cependant on avoirquelques soupçons fur l’ancienne opération de Picard. Ces soup-Tome III. E