34 HISTOIRE
çons ne se portoient pas fur la mesure géodésique ; mais si l’habìleobservateur infpiroit beaucoup de sécurité à cet égard, il n’enétoit pas dc même de la mesure de Tare céleste. Bien des chosesavoient changé depuis Picard; les instrumens étoient infinimentperfectionnés , les mouvemens apparens des étoiles découvertsen Angleterre, dévoient modifier les résultats de cet Astronome,Sc l’Académie jugea nécessaire de répéter la mesure du degréentre Paris Sc Amiens. Les Académiciens nommés pour cettevérification , tranquilles fur la partie géodésique , ne s’occupe-rent que dc la longueur de Tare céleste; Sc ayant refait les obser-vations astronomiques avec foin Sc avec de bons instrumens, ilstrouvèrent que Picard s’étoit trompé de i i 3 toises. Selon leursobservations, le degré rëpondoit à 57183 toises : il réfultoit decc nouveau degré un applatistcment plus petit ; il n’étoit plusque d’une 178 e partie (a). Cependant la description dc la Franceétoit continuée par les ordres du Rpi ; M. Casiìni dc Thury,conjointement avec M. l’abbé dc la Caille Sc M. Maraldi ,entreprit dc vérifier aulsi tout le travail de la détermination dela méridienne qui traverse le royaume Sc va de Dunkerque àPerpignan, en passant par Paris. C’est fur certe longue méri-dienne qu’étoient comptés Sc mesurés les degrés de France,qui depuis si long-tems embarraísoient la question de la figurede la terre. Ce travail avoir été commencé par DominiqueCasiìni ; M. dc Thury son périt - fils , étoit jaloux de concilierles mesures de France avec les autres , de trouver la source del’erreur , ou du moins , s’il n’y en avoir pas , de constaterauthentiquement les différences. II est à propos de remarquerque toute l’opération de la méridienne avoir été liée auxanciennes mesures de Picard; on partoit de fa base mesurée { 6 }>
(û) Maupertuis, degré du méridien , p. VI. (£) Méridienne, vérif. Dise. prélim p. IL.