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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE, 43

est: de 3 -' 0 c partie: il est donc le double de celui d’Huyghcns ,& tous les autres s’cn éloignent davantage. L’applatiflemcntde la terre démontre donc que Newton avoit raison d’attribucrI’attraction à toutes les parties de la matière. Mais malgré lavérité du principe, on pouvoir regarder la solution du problèmecomme inexacte ôc insuffisante. Newton , pour déterminerl’applatistemcnt de la terre, avoit commencé parla considérercomme un sphéroïde elliptique : elle ne pouvoir avoir cettefigure qu’cn vertu de son applatistement ; c’étoit supposer cequi étoit en question. M. Stirling démontra le premier la légi-tirnité de cette supposition , pourvu que la terre soit homo-gène ; alors l’applatiíTement est de zh c » comme Newton l’aannoncé. M. Clairaut alla plus loin, il reconnut que la suppo-sition étoit encore légitime , en regardant la terre commecomposée d’une infinité de couches concentriques , toutes dedensité différente; il a traité la matière à fond dans son belouvrage de la figure de la terre. 11 se propose un problème plusgénéral & plus difficile que celui de Newton , c’est de déter-miner la figure du globe en établissant que toutes ses partiess’attirent mutuellement , que toutes ses couches font dedensité différente , & même de figure différente , quoiquetoutes elliptiques. Les observations faites par M. Bouguer Lcpar M. Maskelïne, ne permettent plus de croire que la terresoit sensiblement homogène ; si son intérieur n’étoit pas beau-coup plus dense que sa superficie & ses inégalités extérieures ,l’attraction des montagnes eût été beaucoup plus sensible.M. Clairaut, en supposant que les planètes ont été originaire-ment fluides &: non homogènes, trouve i°. que la pesanteurdoit diminuer sur la surface depuis le pôle jusqu’à l’équateur,d’une quantité plus considérable que si elles étoient homogènes;r o. que cette diminution fera toujours proportionnelle au carré

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