DE L’ASTRON O MIE MODERNE. 4J
nous venons de le supposer , la diminution de la pesanteur àTéquateur sera de & Tapplatiflement ne pourra plus êtreque de ~ 7 e . Ce résultat , quant à Tapplatiflement , différé dece que donnent la plupart des degrés mesurés. Ce n’est pasque le degré du Pérou comparé à celui de France , ne donneallez précisément un applatiíTemcnt deyòV; niais comments’en rapporter à une feule comparaison , lorsque tant d’autrcsconcourent à donner un applatiíTemcnt plus grand , &, quel-quefois plus que double.
En suivant les progrès de la théorie , nous trouvons queAI. d’Alcmbcrt a repris cette grande question de la figure dela terre lous un point de vue plus vaste. La géométrie ne peutRappliquer à la physique que par les élémens que celle-ci luifournit ; ces élémens font ou connus par Texpérience , ou sup-posés comme vraisemblables. La géométrie ne peut pécher quepar ces élémens , par les données ; si la théorie n’est pas d’ac-cord avec Texpérience , c’est donc fur ces élémens qu’il fautrevenir. Jusqu’ici on avoit supposé que dans un fluide composéde couches de differente densité , les couches dévoient êtretoutes de niveau , c’est-à-dire , que la pesanteur devoir êtreperpendiculaire à chacune de ces couches ; M. d’Alcmbcrt acherché la figure des différentes couches du sphéroïde , nonseulement en supposant, comme on savoir fait avant lui, queces couches soient fluides, quelles s’attircnt &. qu’elles aillenten diminuant ou en augmentant de densité , suivant une loiquelconque , du centre à la circonférence ; mais en supposantde plus , ce que personne n’avoit encore fait, que la pesanteurne toit point perpendiculaire à ces couches , excepté à lacouche supérieure (a). Voilà la première supposition, dont
(a) Encyclopédie , an. Fig, de la terre.