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Tome troisième.
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HISTOIRE

M. d’Alembert a débarrasse la question. Mais la figure elliptique’attribuée au sphéroïde est encore une supposition, vraisemblableà la vérité,mais toujours un peu arbitraire. On l’avoit adoptée,parcc qu’elle rend la question plus simple Sc le calcul des attrac-tions plus facile; M. d’Alembcrt a donné une solution qui peutRappliquer à une infinité d’autres figures que la figure ellipti-que. II ne restoit plus qu’une derniere supposition , c’est quequelle que soit la figure du globe, tous les méridiens font sem-blables par leur courbure. M. de Buffon, considérant en natu-raliste Sc en philosophe les inégalités de la surface de la terre,pensa le premier qu’elle n’avoit point une figure régulière {a).M. de la Condamine, M. de Maupertuis , M. l’abbé Boscovicbqui tous ont mesuré la terre , ne s’éloignercnt pas de cetteidée. Enfin M. d’Alembcrt dépouilla encore le problème decette condition arbitraire de la similitude des méridiens ; ilsupposa que dans le sphéroïde les méridiens n’étoient pas sem-blables , que non seulement chaque couche y différoit desautres en densité, mais que tous les points d’une même couchedifféroient également de densité entr’cux(^). Toutes ces recher-ches géométriques font des ressources pour concilier la théorieavec l’observation ; nous ne pouvons pas être encore assurésque la pesanteur est perpendiculaire à toutes les couches de laterre, que fa figure est elliptique, que ses méridiens font sem-blables. Ces suppositions peuvent être admises , parce qu’ellesfont vraisemblables ; l’observation nous apprendra quelquejour celles qui doivent être conservées comme légitimes. Laplus importante de ces suppositions est celle de la similitudedes méridiens ; car si les méridiens diffèrent entr’eux par laCourbure , on ne peut penser que la figure de la terre soit

(a) Hist, nat, in-u , Tom, I. p. 140.

(£) Encyclop. ait. îig. dc la terre.