4 s HISTOIRE
qui semble le témoin de l’irruption & de la résistance ; niaisnous ne connoistons point dc cause physique qui ait pu pro-duire cette irruption des eaux.
Dès que le globe a eu pris une forme solide, cette forme aété constante : tout est resté à la même place dans les limitesprescrites par la nature ; les mers font attachées à leur lit ,comme les montagnes au fol qui leur sert dc base. Tout cequi pourroit résulter de ce partage inégal entre les deux hémis-phères , c’est que le centre de gravité ne se trouveroit pasprécisément au milieu du globe. Cet écart du centre de gra-vité , qui ne peut être que très-petit, ne doit point influerfur nos mesures prises à la surface : les inégalités mêmes dcçette surface sont nulles en comparaison de son étendue ; lesmontagnes ne font que des points fur le globe , ce font desécarts du niveau , des exceptions à la loi dc ía continuité.Quand on supposeroit que quelques - unes des régions oh nousavons mesuré les degrés , eu fl en t été considérablement élevées,ou cxcavécs par des causes violentes Sc locales , il n "en résul-teroit aucune erreur. Le niveau nous avertit dc la pente , Jebaromètre nous apprend rélévation au-dessus des mers j Scavec ces données , nous pouvons tout réduire à l’cxactitudegéométrique , qui n’est nulle part dans une nature toujoursvariée, mais qui est la mesure commune à laquelle nous l’avonspartout assujettie. Ce n’est donc pas à tous ces légers accidensde la surface qu’on peut attribuer l'incohérence de nos me-sures , puisqu’il est démontré que le globe peut être en équi-libre avec une figure elliptique. Si par une irrégularité quel-conque, sa vraie forme s’éloigne un peu dc cette figure, il fautque cette irrégularité permette l’équilibre ; il faut donc qu’elletienne à l’arrangcment général, & qu’elle ait eu lieu au mo-ment de la formation. Mais alors comment une formation ,
dont