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Tome troisième.
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ji HISTOIRE

que son applatisscmcnt ne s’éloigne pas beaucoup de ,

laissons le reste aux tems à venir ou aux profondeurs de

la nature , si une connoissance plus exacte -nous est à jamais

refusée.

II reste une question importante, qu’il est peut être possiblede décider, c’est celle de la ressemblance ou de la dissimilitudedes méridiens; les huit degrés mesurés en France, fous le méri-dien de Paris, ossrcnt un point de comparaison. M. de Listeavoit proposé en 1737 à l’Académie de Pétersbourg, d’imitcrl’excmple de la France, 6c de prolonger la méridienne de cetteville dans les vastes dominations de Pcmpirc de Russe. Cetteméridienne auroit embrassé 22 ou 23°; celle de Moscou 6ccelle d’Astracan auroient à peu près la même longueur. Si oneût tracé ces lignes, si on les eût liées par des triangles , pourconnoîtrc la valeur des degrés des parallèles, on auroit mesuréle quart de la distance d u pôle à l’équatcur, Cette suite dedegrés déterminés montreroit d’une maniéré incontestable, sileurs variations font uniformes ; ces degrés , comparés à ceuxde France , feroient juger si les différons méridiens ont unecourbure semblable ou irrégulière ; en même tems les degrésdu méridien, comparés à ceux des parallèles , pourroient indi-quer si la dépression du globe a été accomplie avec une fortede généralité , comme la chose a dû se passer dans une masseentièrement fluide ôc remuée dans son entier par la rotationdiurne. L’entreprise est magnifique , elle est d’une exécutionpénible , coûteuse , 6c propre à rebuter des Souverains ordi-naires. Mais au tems où nous sommes , la Russie possède uneImpératrice que les entreprises vastes n’effrayent point, 6cque les entreprises utiles encouragent. Si elle veut contribuerau progrès des sciences , elle ordonnera ces mesures dans sonempire immense ; elle joindra son nom à ceux des auteurs