D £ L’ASTRONOMIE MODERNE. 55
des grandes découvertes : elle a chez elle les moyens qui nousont manqué aux extrémités du monde ; elle peut completternotre ouvrage; Sc si les François ont eu le courage Sc la gloirede constater la vraie figure de la terre, c’est à la Russie à nouséclairer fur fa régularité.
La Terre Sc Jupiter font les feules planètes dont l’applatif-fement aie été jufqu’ici constaté par l’expérience. Mercure ScVénus, quoique moins éloignés que Jupiter , font encore troploin de nous ; Sc fur-tout leur apparence est trop petite , pourque l’applatiffemcnt de leur globe n’échappe pas à notre vue :leur rotation ne peut rien nous apprendre, celle de Mercureest inconnue , celle de Vénus est contestée ; ou quand onadmettroit la plus prompte , celle de Dominique Caífini , quiest de i3 h , clic feroit encore trop lente pour produire unapplatiffcment sensible. On en doit dire autant de Mars, dontla révolution diurne est de 24 } 4 . 0 ' : son applatiffcment nedoit guères furpastér celui de la Terre; Sc qucíeroit une diffé-rence de rh , ou de rò~s fur un globe d’une si petite apparence?Saturne , plus éloigné , Saturne qui nous cache encore ladurée de fes jours , ne peut nous donner connoiffance de ladistérence dc fes axes. La Lune , qui est plus à notre portée ,qui nous offre un disque plus grand , où les différences peu-vent être facilement mesurées , la Lune a une révolutiondiurne , si lente , que fes parties ont très-peu de force centri-fuge , Sc n’ont pu s’élever sensiblement vers son équateur ;aussi l’observation de la pleine Lune lui donne-t-clle une figureen cercle régulier , Sc des diamètres égaux. Cette planète peutêtre encore déformée , mais c’est dans un sens où il nous estdifficile de nous appercevoir de son irrégularité. On fait quefa révolution diurne fur elle même est combinée de manière,avec fa révolution périodique autour de la Terre , qu’elle