rj6 HISTOIRE
cloutes qui n’ont cédé qu’à la démonstration , à l’évidcncc desprincipes Lc des faits , on pourra juger de ce qu’il en a dûcoûter d’efforts 6c de travaux aux Chaldéens ou au peupleleur prédécesseur, pour nous laistcr cette vérité si long - teinsstérile. Ainsi souvent les travaux des générations sont perdus,comme leur expérience : au moral les fautes d’un homme, sesmalheurs ne sont pas toujours une leçon pour ses semblables ;êc relativement aux sciences, les efforts qu’une nation a faitspour s’instruirc Sc pour se convaincre , lorsqu’ils n’ont pointlaissé de traces , lorsque les résultats restent seuls Sc isolés ,font également perdus pour l’instruction Sc la foi des siécles.Mais certe vérité du retour des comètes, que nous allons trans-mettre à nos neveux, est un grand résultat; c’est le fruit de notreexpérience Sc de deux siécles de travaux. La même vérité con-servée chez les Chaldéens , fous la forme d’opínion , étoitpeut être également le fruit des travaux Sc de l’expérienee;alors elle étoit fille des tems qui avoient précédé , du beaujour qui n’éclairoit plus , comme aujourd’hui elle est née destems que nous quittons, Sc de la lumière qui luit encore.
Dès que les comètes parcourent des courbes qui reviennentfur elles-mêmes , dans des tems limités, ces courbes, cesellipses , quoique très-alongées , font décrites comme les orbespresque circulaires de nos planètes : tout ce qui est de la naturecéleste accomplit les loix découvertes par Kcplcr ; ces loix,mieux exécutées que celles des hommes, ne souffrent pointd’exception , l’éloignement n’en affranchit pas , Lc malgré ladistance , les comètes y font soumises aux extrémités de notremonde solaire. On retrouve dans ces astres nouveaux la mêmeproportionnalité des aires Lc des tems, le même rapport entreles révolutions périodiques , Lc les diamètres des orbes. Aumoyen de ce rapport , il est focile de déterminer à quelle