8r HISTOIRE
circonstances combinées de notre position Sc de leur mouve-ment ne leur permettent pas de paroître la nuit, un phéno-mène nouveau 5 c très - extraordinaire doit nous rendre très-réfervés fur les conclusions de cette efpece. En 1 7 7 o ìl parut unecomète, qui fut découverte à Paris le 1 4 Juin par M. Meslier ;on la vit avant 6c après son passage au périhélie. Dans le pre-mier cas elle eût une grande vitesse 5 c une apparence très-étendue ; ce qui marque qu’elle passa fort près de la terre. Sonnoyau mal terminé n'avoit guères que mais elle étoit
entourée d’une nébulosité blanchâtre qui avoir plus de 1 degrés dediamètre (<2); elle paroissoit donc beaucoup plus grande quela lune. Plusieurs Astronomes, 5 c entr’autres M. Profperin ,Astronome Suédois , s’occuperent de calculer ses élémens : lesrésultats des calculateurs furent différons ; M. Profperin lui-même trouva que les mêmes élémens ne pouvoient pas repré-senter les observations tant avant qu’après le périhélie, 5 cdans les différentes parties observées de la trajectoire. II pro-posa trois fuites d’élémcns qui disséroient sensiblement entreeux ; ces trois faires appartenoient à trois paraboles. La comètesuroît donc changé de route cela ne peue arriver que parl’esset de quelque perturbation éprouvée; c’est ce que M. Proí-perin imaginoit, 5 c il attribuoit ces dérangemens à la terre {b).Alais M. du Séjour a fait voir (c) que cette comète, dans faplus grande proximité , n’en avoir approché qu’à la distancede 750000 lieues ; fa pesanteur vers la terre ne la ùifoìztomber que de sept millièmes de ligne par seconde , tandisqu’ellc marchoit avec une vitesse de plus de 59000 pieds auísipar seconde : passant si vite, il est bien difficile qu’unc action
(<j) Mémoires de l’Aca. des Scien, r 7 yí,p. 604.
(b) Jbid. p. 6 ) 1 .
(c) Essai fur les comètes, p. ir6.