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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 8z

si foible aie pu la déranger considérablement. II ne reste qu’unesupposition à faire, c’est que son orbe réellement elliptique esttrop peu alongé , trop peu excentrique , pour pouvoir sc con-fondre vers le périhélie avec une parabole. La diflérence desrésultats vient donc du défaut de légitimité dans les supposi-tions. Mais cette différence , au lieu d’être un inconvénient ,offroic un avantage ; elle annonçoit que la vraie espece del’orbite étoit caractérisée dans la courbure de la route ; parconséquent en saisissant ce caractère exprimé dans les observa-tions , on pouvoit connoître l’espece d’cllipse à laquelle ellesappartenoient. C’est ce qui fut tenté par M. Lexell, GéomètreSc Astronome de Pétersbourg. Nous avons vu par les principesde Replet Sc de Newton, que l’ellipfe est déterminée, du moinsen partie , par la durée de la révolution [a) ; il ne s’agiísoitdonc que de supposer différentes révolutions , Sc d’adoptercelle qui représenteroit le mieux les observations. M. Lexellfut bien étonné de trouver qu’il failoit une période de cinqans Sc demi , ou du moins entre cinq Lc six ans. Le calculfondé fur cette période donnoit à la comète le même lieu dansle ciel que l’obscrvation , Sc avec une exactitude presque egaleà celle qu’on obtient pour les planètes dont le cours est lemieux connu ; hors de ces limites, un an de plus ou de moinsfur la période introduisoit dans le calcul des erreurs énormes,que les observations ne comportent pas. M. Lexell , digneéleve du célébré Eulcr, jouit d’une réputation bien méritée ;ses résultats n’ont pas besoin de garans. Cependant les témoinsne font jamais superflus , lors qu’il s’agit de faits ou de vérités,Sc fur-tout de faits Sc de vérités extraordinaires. Nous dironsque cette année même ( i 7 8 i} AI. Pingré a refait les mêmes

(a) Elle ne donne que le diamètre, mai» tion , retranchée du demi-diametre, donnela distance périhélie connue par observa- 1 excentricité.

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