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Tome troisième.
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8 s HISTOIRE

sait remarquer d’un jour à l’autrc; il n’auroit rien dc communavec le mouvement particulier , peu sensible , reconnu dansd’autres étoiles. Une étoile , ou plutôt un soleil accompagnésans doute de planètes qui escortent sa masse, Sc qui lui obéis-sent , voyageant ainsi dans l’espace avec une certaine vitesse ,un soleil qui s’approcheroit peut-être de nous, qui viendroitnous offrir un nouveau spectacle , nous échauffer de ses feux ,nous éclairer dc fa lumière, seroit un grand sujet de curiosité,de recherche Sc d’admiration pour nous Sc pour notre pos-térité.

Mais cette dernière supposition est la plus difficile à admet-tre ; si cet astre étoit un corps volumineux, comme le soleil,il seroit, en conséquence dc sa petitesse apparente, à une dis-tance énorme , Sc encore infiniment plus grande qu’on ne lesuppose. Malgré la lenteur dc son mouvement observé , ilauroit, à cette distance, une vitesse prodigieuse. L’avcnir seulpeut nous éclairer fur la nature dc cet astre singulier : si dansquelque tems nous le perdons dc vue, on le rangera au nom-bre des corps qui ont un orbe très - alongé , Sc qui ne fontvisibles pour nous que dans une petite partie dc leur cours,ce fera une comète; s’il reste toujours visible , cette circons-tance le placera au rang des planètes, qui semblent nous appar-tenir dc plus près , Sc qui ayant des orbites presque circu-laires , Rapprochent Sc s’éloignent de nous par des distancesmoins inégales. Dans cette dernière hypothèse , Sc dans lasupposition d’unc distance double dc celle de Saturne, le nou-vel astre, conformément à la loi de Kepler, auroit une révo-lution moindre que le triple de celle de cette planète , c’est-à-dire , entre 8 o & 90 années : fa marche demande donc unelongue étude ; Sc si la génération actuelle a l’avantage d’enri-chir notre système d’une nouvelle planète, ce sont les générations

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