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Tome troisième.
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,0> HISTOIRE

densité uniforme , ce qui répugne aux loix de la Physique.D’aillcurs la hauteur d’un astre paroîtroit plus grande ausommet qu’au pied d’une montagne; la réfraction y scroit doncplus forte, ce qui est contraire à la pensée de Kcpler, Le à lavraisemblance. II est naturel de croire que la densité de l'airvarie insensiblement d’une couche à l’autre; la surface réfractivedeCastìni n’est qu’une surface fictive où il place un pouvoir réfrin-gent , unique Sc moyen entre toutes les réfringences variablesdes différentes couches. Cette quantité moyenne doit changercomme le nombre des quantités qui la composent ; d’où ilrésulte qu’en s’élevant dans l’atmosphère sur une montagne ,la surface réfractive doit s’élever Sc s’éloigner proportionnelle-ment. Cette hypothèse peut être bonne , comme approxima-tion , mais elle n’est point conforme à la nature. Le rayon delumière se rompt à chaque pas dans l’atmosphère, il suit unecourbe qu’il faut déterminer à l’aide de la géométrie ; c’cst cequ’a entrepris M. Bouguer. Physicien , Astronome Sc Géo-mètre , il ne lui manquoit rien pour ces recherches ; le Pérou& les Cordillères lui offroient de grandes ressources ; il avoità ía disposition tous les climats, toutes les températures Sc lesplus grandes hauteurs du globe. II trouva constamment au bordde la mer , fous l’équateur , les réfractions plus petites qu’enFrance ; ainsi on peut conclure de ce résultat, comme de l’ob-fervation faite en Suede, comme de celle des Hollandcis dansla nouvelle Zembîe (a) t que la réfraction moindre à l’équateur,croît à mesure qu’on s’avance vers les pôles. Cette variationnaît de la différence d’un air dilaté par la chaleur à un aircondensé par le froid , êc par - là devenu plus réfringent*M. Bouguer, transporté à Quito sur un sol élevé de 1466

t<2 ) Supra , Tome II, p, 16.