DE GASTRONOMIE MODERNE. ,
toises , y trouva les réfractions plus petites qu’au niveau de Umer; Sc cela doit être, parce que le rayon ayant moins dc che-min à faire, ferompt moins.M.Bouguer, monté fur Pichincha,& plus élevé que Quito de 5 z 7 toises , y trouva encore le*réfractions diminuées ; la différence étoit sensiblement égale à,ce qu’on appelle la réfraction terrestre. En effet la différence deces réfractions est celle qui a lieu dans le trajet d’une station àl’autre ; c’est la courbure que le rayon de lumière souffre dansce passage (a). II fut donc bien reconnu que les réfractionsavoient deux sources d’inégalités : Tune qui les diminue , ens’avançant du pôle à l’équateur ; l’autre qui les diminue aussi ,en s’élevant de la surface de la terre à différentes hauteurs.Quoique la réfraction ait lieu dans toutes les couches dc Pat-mofphère , Sc depuis l’cntrée du rayon jufqu’à ce qu’il atteignenotre œil, comme on ne peut douter que les couches d’air lesplus épaisses , les plus denses , Sc par conséquent les plusréfractives, ne soient les plus voisines de la surface , il est évi-dent qu’il existe une hauteur où Pair devient fi rare , que laréfraction doit être insensible ; là font placés les termes de laréfringence que Caílìni avoit foupçopnés. M. Bouguer ayantobservé la réfraction à différentes élévations fur les montagnesdu Pérou, put estimer les densités, les diverses couches dontil avoit les différens effets, Sc il trouva qu’à 5158 toises au-dessus de l’horizon il n’y auroit plus sensiblement de réfraction (ó).M. Bouguer a reconnu qu’en général elle étoit plus grande lanuit que le jour, d’une sixième ou feptieme partie (c).
Ce n’étoit pas affez dc connoître toutes ces causes de va-riations , il étoit essentiel d’obferver avec précision les quan-
(a) Mém. de l’Acad. det Scicn. 173?,k 4-5-
(è) Ibid. 1749 , p. 96.(c) Ibid. p. 10;.