9i HISTOIRE
tités de la réfraction , relatives aux différentes hauteurs. Ceuxqui en avoient donné des tables, Flamsteed , Newton, Caíïìni,Lahire ne s’accordoient pas ; ils difFéroicnt quelquefois de 3 o".Aujourd’hui que les instrumens font meilleurs, ainsi que les mé-thodes d’obfcrver, il faut que tout moyte au niveau de cette per-section. Un bon observateur peut fixer la hauteur d’un astre à deuxou trois secondes près; il feroit affligeant pour lui qu’cn la corri-geant de l’effet de la réfraction , il s’exposât à une erreur de 3 o".M. dc la Caille, enlevé trop tôt à l’Astronomie, entreprit cettetâche importante de la détermination des réfractions. Maiscomme elles diminuoient fur les montagnes, dans un air moinsdense, comme elles étoient plus grandes la nuit, dans un air plusfroid, il étoit naturel d’en conclure qu’clles dévoient varier enraison de la température Sc du poids de l’air, marqués par lethermomètre Sc le baromètre; il falloir donc connoître ces varia-tions, avant de déterminer les quantités relatives à la hauteurdes astres , Sc qui font toujours les mêmes. Hauxbéc avoirmontré qu’un air condensé au double, pesant une fois plus ,donnoit une réfraction double (a) ; il s’enfuit que lorsque debaromètre descend de 28 à 27 pouces, la réfraction doit dimi-nuer d’une 28 e partie.
Hallcy observant que le baromètre dans nos climats variede deux pouces fur trente , Lé que la densité de l’air est plusgrande d’une quinzième partie dans un tems de Tannée quedans l’autre , soupçonna que les réfractions dévoient varier ,suivant cette raison. D. Caffini Sc Picard reconnurent dès 1 6 6 p,qu’eîlcs changeoient , suivant la température de l’air , ouqu’elles étoient plus grandes en hiver qu’en été (è). Cette causede changement fut constatée par M. le Monnier en 1738 Sc
{a) Supra Tome II, p.607.
(b) lbid. p. 3 Sq,