DE L’A ST R O N O M I E MODERNE. 95minute, diminue ou augmente cet arc de vingt-ncuf minutes (a).L’art de l’Astronònae est: d’amplificr ainsi les effets pour les mieuxdéterminer. L’inconvénient de cette méthode est: la difficultéd’appercevoir les étoiles dans un horizon souvent embrumé ,à travers un air grossier, Sc toujours plus ou moins chargé dcvapeurs.
Ces considérations fur l’atmosphère de notre globe nousconduisent à renouveler la question des atmosphères des pla-nètes , Sc à demander ce que nous avons appris à cet égard ,par les connoiffances nouvelles. L’Académie des Sciences deParis a proposé cette question en 1758, Sc M. l’abbé Frisi ,célèbre Géomètre d’Italie, a remporté le prix ; malgré cesrecherches savantes , nous ne savons rien dc plus que dans lesiécle dernier. Quelques observations ont fait soupçonner uneatmosphère dans les planètes de Mars , de Vénus Sc deMercure {b) ; mais d’autres observations détruisent ces soup-çons, Sc quand Pobservarion ne parle que pour se contredire,la raison doit s’abstenir de prononcer. La feule connoiffancepositive que nous ayons acquise à cet égard, est celle d’unetrès-petite atmosphère autour du globe de la Lune. L’éclipscdc Soleil du premier Avril 1764 fut l’occasion de cette décou-verte. Un grand nombre d’Astronòmes avoient soupçonnécette atmosphère ; M. Euler entreprit d’en prouver l’existencepar les éclipses du Soleil (c). Plusieurs phénomènes , tels quedes variations dans la durée de ecs éclipses, les étoiles vuesfur le disque de la Lune , avant leur disparition derrière cedisque , étoient attribués à une atmosphère qui produit une
(a) Mém. dc l’Acad. des Scien. 17 6S , M. de Laîande, Astronom. Tome 1 T y
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( 2 >) M. 1 abbé ïrisi , Dijfertaxiode atmos- (c) Méra, de l'Acad. de. Berlin 1.748 ,fhcrâ coelejìium corporum, ' *£. ioj,.