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Tome troisième.
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9 ô HISTOIRE

réfraction t ou à une inflexion des rayons solaires, qui fedétournent vers le globe de la Lune , attirés par fa malle.Cette dernière cause est celle quimaginoit M. de Liste. Quelleque soit cette cause, M. le Monnicr a remarqué que pour endéterminer l’effet, il falloit comparer la durée des éclipsesannulaires à celle des éclipses totales (a). M. Euler penchoit àadmettre une atmosphère autour de la Lune, 5 c la fupposoitcapable d’une réfraction de z o”. M. du Séjour ayant cherchéune méthode analytique, qui embrassât rigoureusement toutesles circonstances des éclipses, qui laissât indéterminés tous leseffets mal connus, afln de pouvoir les déterminer par le plusgrand accord des observations, trouva que relativement à l’in-flexion des rayons solaires, toutes les observations de l’éclipfedu premier Avril 1764, qui étoient en grand nombre, nepouvoient s’accorder qu’en admettant une inflexion de 4'b IIdémontra que cette inflexion n’étoit point semblable à cellequi a été observée par le P. Grimaldi , ôc nommée par luidiffraction; phénomène qui est dû, suivant Nevton, à l’attrac-tion des corps fur la lumière. Le rayon qui rase le bord de laLune , vient du Soleil avec une telle rapidité , que par savitesse il échappe à l’attraction de la Lune ; sa route à cetégard reste sensiblement en ligne droite : le détour de 4 '~ quele rayon souffre près de la Lune, ne peut erre attribué qu’àune réfraction dans son atmosphère {b). Mais l’inflexion ob-servée est double de la réfraction horizontale de la Lune.Cette réfraction qui est de 3 i f sur le globe de la terre , n estdonc que de z"; sur le globe de notre satellite: on ne doit doncpas s’étonner si cette atmosphère, qui existe réellement, maissi petite, a été si long-tems l’objet de tant de soupçons 6c

(a) Mém. Acad. desScieo. 1764, p. 154, ( 4 ) Ibid, 1767, p. 109.

d’incertitudes