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Tome troisième.
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, 3 S HISTOIRE

rentielles ne pouvant être sommées 6c reformées en quantitésentières Lc finies , donnerent naissance à des courbes d’ungenre très - élevé 6c presque inaccessible à nos efforts. On neput y parvenir que par la voie de l’approximation , souventaffez exacte , parce qu’elle approche très-près ; mais toujourslaborieuse 6C pénible. Les moyens de l’algcbre consistent àfaire , avec les signes abstraits d’une expression abrégée , lesmêmes comparaisons, les mêmes opérations, les mêmes com-binaisons que l’on feroit avec des lignes 6c avec des surfacesde toutes grandeurs 6c de toutes figures, dont la considérationtrop variée 6c trop étendue, pourroit surcharger l’esprit le plusfort. Mais l’algebre n’est qu’une géométrie écrite j la Géométrien’est qu’une algèbre figurée. Tout se réduit donc aux moyensde la Géométrie ; que íe propofe-t-elle ? La mesure de tout cequi existe dans le monde sensible. Ce qui existe est l’ouvragede la nature , de la nature qui a caché partout la simplicitédes principes fous la variété des phénomènes, qui en oppo-sant les principes secondaires , en faisant réagir les êtres lesuns fur les autres , a paru troubler partout l’uniformité 6c larégularité qui la constituent, n’a mis nulle part ni deux formessemblables , ni une forme régulière. L’homme sc perd danscette variété infinie ! Ce qui est trop composé n’est plus régu-lier pour lui ; il lui faut des choses simples 6c qui soient or-données suivant sa manière de concevoir. Nous avons prisle parti, pour étudier la nature , de mesurer ses ouvrages, enleur appliquant les figures de notre Géométrie , les modèlesidéaux que notre esprit a créés, les formes régulières dont ilconnoît la loi. Maître de multiplier presque à volonté cesformes , d’en varier là loi, il peut d’effais en essais , assimiler,pour ainsi - dire , les mesures qu’il s’est faites aux choses qu’ilveut connoître, approcher aussi près qu’il le veut de la nature