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Tome troisième.
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i + o HISTOIRE

pour l’cspace ; Sc fi nous regardons la vitesse qui résulte del’espace parcouru en une seconde comme l’unité de vitesse ,comme un module propre à mesurer tous les degrés quelcon-ques de vitesse , quand un corps fera lancé par une force quifera capable de lui faire parcourir soixante pieds dans uneseconde , nous dirons que ce corps a deux degrés de vitesse ;que dans le premier cas fa vitesse étoit i, 8c que dans celui-ci elle est r. II ne fera pas plus difficile de comprendre commenton compare les tems avec les espaces. Galilée a découvert quedans la chute des corps les espaces parcourus font toujourscomme les carrés des tems : nous pourrons former une égalitéde ces espaces & du carré de ces tems ; nous pourrons subs-tituer partout ces carrés à ces espaces , ou ces espaces à cescarrés. Si , par exemple, dans les deux premières secondes dutems de la chute, le corps parcourt soixante pieds , ou quatrefois quinze pieds , nous égalerons le carré de deux , ou bienquatre secondes à soixante pieds, parce que c'est quatre unitésde tems que l’on égale à quatre unités d’espace. Nous pouvonssubstituer partout ou l’espace ou le carré du tems ; c’est tou-jours le nombre quatre que nous employons. Ces conven-tions Sc un petit nombre de principes simples font la base dela science des corps en mouvement; science créée par Newtonappelée dynamique , mais que nous avons confondue icifous la dénomination générale de Géométrie.

Newton avoit montré que fi un corps décrit une des quatresections coniques, ce corps est poussé vers un des foyers par uneforce inversement proportionnelle au carré des distances. II avoitétabli que dans ces sections coniques les apsides <k les nœudsferoient immobiles ; telle est la loi universelle , en supposantque chaque corps central exerce un empire absolu dans son do-maine. Newton passant ensuite à la lune, qui offre des exceptions à