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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i 4 ,

ont été reconnues par Ptolémée (a) Sc par Tycho (c) ; l’équa-tion annuelle long-tcms confondue avec lequation du tems ,Sc qui en fut séparée par Newton ; enfin une multitude depetites éauations inconnues à Newton lui-même. On ne peutaujourd’hui déterminer pour un instant donné la place de lalune dans le ciel que par un calcul long Sc pénible il n’y acependant que deux causes , deux actions, celle de la terre Sccelle du soleil fur la lune, il semble qu’il ne devroit y avoirque deux équations ; mais ici ces deux actions semblent divi-sées en une infinité de portions , qui toutes ont une mesureparticulière. Cette complication est fans doute un défaut ; iltient à l’cfpece des méthodes d’approximation. Cette marchen'est point celle de la nature ; nos moyens font petits, il nousen faut mille pour un des siens. Elle accomplit un grand desseinpar un seul effort , Sc chaque effet ne doit avoir pour ellequ’un module. Mais nous, qui ne pouvons atteindre ce granddessein, nous dont les méthodes font nées dans nqtte tête Sclimitées par notre foi blesse , nous sommes obligés de partagerce dessein, de le mettre en picces pour rapprocher de nous ,pour le connoître ; de-là naît la multiplicité des mesures : Sclorsque nous avons considéré ces parties , si nous avons I’artde les rejoindre , de reconstruire le tout que nous n’avons puembrasser, nous devons admirer nos ressources , Sc nous ap-plaudir d’une hardiesse auísi noble par son but, qu’heureufepar son succès. Foibles fans doute pour ce qui nous reste àfaire , nous ferons toujours grands par ce que nous avons fait:nous en aurons la preuve , si nous comparons la théorie avecles phénomènes ; la marche est la même. La théorie développesuccessivement les inégalités les plus sensibles , celles qui ont

(a) Supra , Tome I » p. 175.

(L) IbidL. pag.. 407.