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Tome troisième.
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frappé les yeux des Astronomes. Si nous n’avons pu surpren-dre la nature , fa manière simple d’opérer un effet, nous imi-tons du moins cet effet dans son développement, dans ce qu’ila de sensible pour nous ; nous faisons comme elle, mais pardes circuits, 6c avec plus de peine. Quant aux grandes inéga-lités , déjà observées, la théorie est parfaitement d’accordavec l’obfervation ; c’est un juste motif de confiance pour lesinégalités plus petites que l’obfervation n’a fu démêler, maisque le calcul, dont les yeux font plus fins 6c plus pénétrans ,a saisies séparément, 6c qui, réunies en masse , ont un effetsensible dans les observations.

Cette foule d’équations nécessaires pour déterminer !e lieude la lune dans le ciel, n’est pas le seul effet de la force solaire.Le soleil a une puissance qui trouble 8c déplace tout ; unepartie de fa force décomposée s’ajoute, comme nous savonsdit, à la force centrale qui attire la lune vers la terre. Cettepartie de la force du soleil agit particulièrement fur l’apogée ,elle le déplace 6c lui donne un mouvement propre dans l’or-bite même de la lune; ou plutôt la force du soleil rend cetteorbite mobile 6c la fait tourner autour d’un des foyers où laferre est placée. Les observations nous avoient révélé ce phé-nomène. Newton avoit dit que fa théorie donnoit avec exac-titude la quantité de ce mouvement ; mais il avoit souventparlé à la manière des Prophètes, qui disent ce qu’on ne peutvoir : alors c’est la foi qui croit, il faut que la raison fe sou-mette- Mais l‘esprit n’est ni éclairé, ni tranquille ; son reposne peut être établi que fur des démonstrations. On attendoitde îa nouvelle solution du problème des trois corps , queNevton feroit justifié fur ce point , comme il l’avoit été furtant d’autres. On fut bien étonné de trouver que la théorien’indiquoit ici, que la moitié du mouvement donné par les